Voilà une réflexion qui m’est venue après avoir fait le Machu Picchu l’autre jour. Comme je l’évoque à la fin de mon article, face à l’une des sept nouvelles merveilles du monde, et bien je ne suis pas tombé en émerveillement justement. Non je n’ai pas trouvé ça grandiose à en avoir des frissons et à en rester bouche bée. Oui c’était magnifique, le jeu en vaut la chandelle et je suis très content d’avoir eu la chance de le voir, je sais que beaucoup m’envient. Mais voilà, si je devais faire aujourd’hui mon top 10 de ces cinq mois de voyage, je ne sais même pas si je l’inclurais.

Pour en avoir discuté avec Antoine, mon segundo compañero de voyage, il partageait un peu le même sentiment que moi, ce qui m’a rassuré. C’est con, mais quelques jours après lorsque l’on s’est retrouvé à Huacachina devant le désert d’Ica, voir ces grandes dunes à perte de vue, pour le coup j’avais les yeux qui brillaient plus, et pour Antoine c’était la même. Autre exemple, lors de mon trek récemment dans la région de Huaraz, je discutais avec Mathieu un autre Français et il avait trouvé la Isla del Sol incroyable. Même constat pour moi, oui j’ai trouvé cette île très jolie, mais pour avoir la chance de connaître la Nouvelle-Calédonie ou tout simplement la Corse, ce sont des lieux qui pour le coup m’ont transporté largement plus. Je me souviens même d’avoir déjà discuté de ça avec Tristan après avoir fait la Patagonie, on avait plus de mal à s’émerveiller des lieux que nous avions visités par la suite. Du coup j’ai essayé de comprendre ce sentiment… Est-ce que le Machu Picchu est-il si merveilleux que ça ? Suis-je blasé après des mois passés à voir des paysages magnifiques quasi tous les jours ? Suis-je trop difficile ?

En ce qui me concerne, j’en suis arrivé à la conclusion que je m’émerveille tout simplement plus facilement face à des vrais beautés « naturelles » (et je parle là toujours de lieux et de paysages 🙂 ). Par exemple les chutes d’Iguazu, Torres del Paine, le Fitz Roy, ou encore le Salar d’Uyuni, ce sont des lieux qui m’ont fait vibrer et ressentir de fortes émotions. Su, Brésilienne avec qui j’ai aussi partageait le trek, faisait ce même constat. Après c’est comme tout bien sûr, on est tous différents, on a tous nos sensibilités, nos goûts, notre référentiel, nos expériences, qui font que chacun réagit à sa façon. Peut-être que parfois le mood du moment peut aussi jouer, les gens avec qui vous partagez l’expérience, les conditions climatiques…

Je vous rassure je continue de m’émerveiller, mais voilà, je serais curieux de savoir si certains d’entre vous ont déjà eu ce sentiment.

La publication a un commentaire

  1. brunschwig

    Moi je pense que oui on est de moins en moins émerveillés au fur et à mesure des voyages… Cependant, cela ne nous empêche pas de kiffer qd même. .. ce serait génial de découvrir à chaque fois les choses comme si c’était la première fois, certes. ..
    Moi je pense surtout que c’est plussss la situation liée à l’état d’esprit du moment qui fait qu’on s’émerveille plus ou moins d’un paysage. ..
    Bisouille !

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