Après plus d’un mois orienté nature, retour à un environnement un peu plus urbain avec Valparaiso. 12h de bus de nuit depuis Púcon ont eu raison de nous, on a mal dormi, du coup la première journée ne sera pas bien active. Juste le temps de prendre nos marques. Et puis on est samedi, on a trouvé encore une bonne auberge, bien remplie en ce WE saint, avec du beau monde, on sent que la soirée va être festive, et elle le sera ! Le lendemain n’est donc pas bien plus actif. On se bouge tout de même en fin d’aprèm parcourir le centre de Valpo à proximité de l’auberge ! Et quel charme !! Ces petites rues étroites, enchevêtrées, où il y règne une ambiance de bohème, avec ces artistes de rues, ces ferias et ces artisans en tous genres ! Les maisons sont de toutes les couleurs faites de tôles, de bois et de béton, avec un style rappellant parfois le vieux Paris. Et puis du street-art dans tous les sens, moi qui suis fan je suis servi. Au-delà de ce centre plutôt touristique, sur la colline, des maisons colorées s’étendent à perte de vue. On sent bien que derrière tout ça, les conditions de vie ne sont pas aussi reluisantes que ce qu’elle laisse paraître, tout cela est un cache-misère… Et de l’autre côté, le port vient contraster, avec ces grands bâtiments de guerre tout gris, Valpo étant un point stratégique militaire.

Pour les jours suivants, on optera pour les Free Tours, ces tours qui vous emmènent découvrir la ville d’un autre point de vue. Un premier plutôt historique, un second en compagnie d’un graffeur, orienté street-art. Passionnant, on apprend sur chaque peinture, quels artistes les ont réalisées, en combien de temps et le sens exprimé. Ça va de la grande fresque recouvrant tout un mur, au petit graphe dans un coin de rue. Valparaiso pour ça est un régal, un vrai musée à ciel ouvert. Ce qui est marquant c’est de voir le respect qu’il y a pour chaque « oeuvre », elles sont intactes, même parfois après 5-6 ans, seules les couleurs sont parfois un peu passées ! Pour finir, je suis allé visiter l’une des maisons de Pablo Neruda, rien d’extraordinaire, on s’imprègne simplement des conditions de vie du poète, pas d’histoire ici malheureusement. Mais cela a eu au moins le mérite de me donner l’envie d’en savoir en plus peu plus sur ce personnage au combien important du Chili.

Côté rencontre, nous avions fait connaissance d’un petit groupe de Français en faisant Torres del Paine, qui font leurs études à ici. On aura juste le temps d’aller boire quelques canons avec Pierre, 18 ans (bim !) mais bien sympa le jeunot ! Côté météo c’était plutôt moche, pas de pluie, mais un plafond de nuage constant, on ne verra quasiment pas le soleil du séjour. Bien dommage, car quand on voit toutes ses couleurs, par beau temps ça doit exploser de toute part ! Bref, je m’arrête là, il est temps de rejoindre Santiago, les photos parleront d’elles-mêmes…

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