Je n’avais jamais entendu parler d’Arequipa, notre première étape Péruvienne. Pourtant c’est la deuxième ville la plus peuplé du pays après Lima, avec plus ou moins 1 million d’habitants. Et il faut dire que cela a été plutôt une bonne surprise.

Arequipa la belle

Mais avant tout cela, il fallait passer de la Bolivie au Pérou. Après un passage à la frontière sans encombre, nous avons rallié Puno, toujours au bord du lac Titicaca. De là, nous avons pris un deuxième bus en direction d’Arequipa, 7h de voyage au programme. Et après notre mésaventure entre Sucre et La Paz, nous avons eu le droit à une récidive ! Après 2-3h de trajet, le moteur du bus a commencé à donner des signes de faiblesse. Et durant une heure, à chaque montée, le chauffeur s’arrêtait pour refroidir la bête. Nous retrouvant au milieu de nulle part à plus de 4000m, voyant le jour se coucher tout doucement et le problème s’empirer, on a vite fait de prendre l’option de faire du stop. Et pour le coup c’était le bon choix, puisqu’une minute plus tard nous avons trouvé deux voitures pour nous emmener Tristan, Antoine, moi et Magdalena une autrichienne rencontrée dans le bus. Nous avons fait sa connaissance, ainsi que son compagnon Sasha bien cool, que nous avons retrouvé le soir à Arequipa à 21h, deux heures après l’arrivée prévue. Les joies du voyage, négatives comme positives :).

Et arrivé à Arequipa, on se rend compte rapidement de l’ampleur de la ville en venant des montagnes, c’est vraiment immense. Si les premières minutes dans la « banlieue » sont plutôt chaotiques, il est en est tout autre du centre de la ville. En effet celui-ci est tout à fait charmant, à taille humaine, avec ses rues pavées, son style espagnol, ses grandes portes en bois, ses patios intimes, sa propreté… L’architecture ici est de toute beauté, les édifices sont fait d’une jolie pierre blanche appelé Sillar, ils sont assez cubiques mais les entrées sont parées d’ornements aux détails minutieux. Le joyau de la ville est sa cathédrale, qui s’élève majestueusement au bord de la plaza des Armas. Côté ambiance c’est un changement radical après la Bolivie. Les gens sont beaucoup plus aimables et acceuillants, on s’y sent tranquille, et flâner dans les rues est un vrai petit bonheur. Ajouté à cela qu’on y mange très bien et pour pas cher (2 euros le menu le midi !), comme au resto le Ratatouille tenu par un Français bien sympa, que je vous recommande si vous passez par ici. Sans conteste la plus belle ville d’Amérique du Sud que j’ai faite pour le moment.

 

Dans les profondeurs du Colca

A quelques heures d’Arequipa se trouve le canyon de Colca, le deuxième le plus profond au monde (3400m de profondeur), le premier étant son voisin Cothuasi. Il fallait bien que j’aille voir ça, du coup pendant que les gars sont restés se reposer, je suis parti faire un trek de deux jours. Etant solo, j’ai pris l’option excursion avec une agence et pour cette fois-ci ça c’est plutôt bien passé. Nous étions un groupe de dix, comme toujours venant des quatre coins du monde (Pologne, Brésil, Mexique, Allemagne, Pérou…), mais aussi Clara, une Grenobloise que nous avions croisée durant Uyuni. Le tout accompagné d’un guide. Pour le premier jour, le but était de descendre tout en bas du Colca. Avant ça, nous avons fait un stop pour admirer les condors, qui profitent des vents ascendants du canyon. Plutôt impressionnant de voir cet oiseau imposant, le deuxième plus grand au monde après l’albatros. Après quatre heures de bus, c’est parti pour 18 km de marche et 1200 m de dénivelé négatif. Et on se rend bien compte qu’on est dans un canyon, on est ici à flanc de falaise, le chemin fait un mètre de large, et mieux vaut ne pas avoir le vertige. De plus le soleil tape fort et fait rapidement des dégâts. Heureusement malgré les groupes, chacun va à son rythme, tout du moins sur la première partie. Après six heures de marche (et une pause déjeuner), la récompense, on arrive pour passer la nuit dans une osais située tout au creux du canyon. Le temps de faire un plouf dans la piscine et de manger un bout, on va se coucher bien tôt car pour le deuxième jour, c’est lever à 5h pour éviter la chaleur. Et bien entendu il faut faire l’inverse, une montée bien abrupte de 1000 m de dénivelé, annoncée en trois heures. Comme la veille pour la descente, chacun est livré à lui-même, et de si bon matin les premières minutes sont plutôt rudes. Au final je la ferais en deux heures, on attendra tranquillement deux heures de plus pour les derniers, au soleil avec une superbe vue sur le canyon et les montagnes environnantes. Au programme de la route du retour en bus (et entre deux siestes), on admirera des terrasses inca, des volcans ou encore une réserve de lamas et d’alpacas. Après ces deux jours éprouvants et malgré la fatigue, on fêtera mon anniversaire le soir à Arequipa, avec les gars et 2-3 rescapés du trek. Rien de bien fou, mais tout de même une bonne petite soirée pour marquer le coup, ce n’est pas tous les ans qu’on fête son anniversaire à l’autre bout du monde 😉 !

Maintenant direction Cusco et le Machu Picchu !

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