Voilà un petit moment que je n’avais pas écrit et j’ai pris un peu de retard dans mes articles. Moins de temps, un peu de flemme, des conditions pas toujours propices à l’écriture… Bref, il est temps de vous conter notre trip pour le Machu Picchu.

Après les excursions de San Pedro, Uyuni et plus récemment la Vallée Sacrée, nous avions besoin de retrouver un peu de liberté. Du coup nous avons zappé les différents treks proposés, de plus ceux-ci sont plutôt chers. Nous avons opté pour la solution en trois jours et demi par nous-mêmes, entre transport et marche.

De Cusco à Santa Teresa

L’objectif du premier jour était plutôt simple, rallié Santa Teresa, un pueblo tout au fin fond de la Vallée Sacrée. Pour le réaliser par contre c’était un peu plus compliqué. Nous avons tout d’abord pris un taxi de Cusco à Santa Maria. Quatre heures de trajet, ce fut long surtout que la route était bien sinueuse et qu’on était tous les trois derrière bien serrés et ballotés dans tous les sens, le conducteur avait décidé d’être en mode Sebastien Loeb. La route n’en était pas moins magnifique, au milieu des montagnes et d’une forêt tropicale, avec une pointe à plus de 4000 m d’altitude pour redescendre à 1000 m, sacré dénivelé. Arrivés à Santa Maria, nous avons fait une pause-déjeuner et regardé la finale de la Ligue des Champions dans un petit bouiboui au milieu de nulle part, c’était plutôt improbable. La suite c’est encore fait en taxi pour rejoindre Santa Teresa. On peut dire que nous avons fait notre deuxième route de la mort après la Bolivie, tant celle-ci était étroite et à flanc de falaise, on ne faisait pas les malins durant 45 minutes. Au final, une journée fatigante et pas des plus agréables, mais heureusement on a terminé aux bains termaux de Cocalmayo histoire de se détendre un peu.

De Santa Teresa à Agua Calientes

Le deuxième jour s’annonçait plus sympathique, avec une marche pour Aguas Calientes (ou Machu Pichu Pueblo pour les intimes). Sauf que problème au matin, et depuis l’arrivée en Bolivie, l’estomac est mis à rude épreuve et quelques passages aux « baños » s’imposent. Je ne rentrerais pas dans les détails, mais voilà je vous partage un peu ça car cela fait aussi partie du voyage 🙂 ! Du coup c’est médoc à fond en espérant que ça passe, avoir la tourista tout en haut du Machu Picchu, je n’imagine même pas la galère ! On se met donc en route, la balade est simple, c’est plat et il suffit juste de longer la voie férrée durant trois heures. Ici on est loin des touristes, on croise simplement des backpackers et les débrouillards, ça fait plutôt du bien. La végétation est exotique et différente de tout ce que j’ai pu croiser jusqu’à maintenant, c’est bien beau. Le soleil est au rendez-vous et tout haut on commence à apercevoir quelques ruines du Wayna Picchu. Arrivés à Aguas Calientes, on change totalement d’ambiance, on repasse en mode touristique, c’est blindé de partout, on vous accoste dans tous les sens et les prix explosent ! On ne fait pas de vieux os, on file se coucher tôt car demain le programme s’annonce chargé.

 

Montée au Machu Pichu

Réveil à 5h du mat, il est temps de monter au Machu Picchu. Malgré le prix exorbitant (12 dollars pour 20 minutes), on a pris le parti de prendre le bus pour aller à l’entrée du site, histoire de garder des forces pour la suite, sinon c’est une heure de grimpette. Là c’était plutôt une heure de queue pour attendre le bus, 500 personnes devaient déjà patienter à 5h30. Entre-temps bonne nouvelle, le bide va beaucoup mieux, petit soulagement je vous avouerais… Pour info, il existe trois tickets différents pour le Machu Picchu. Un simple avec accès aux ruines, un autre avec le Wayna Picchu (la fameuse « colline » qui s’élève derrière le Machu, mais il faut réserver 2 mois à l’avance), et un dernier appelé la « montaña » et qui permet de monter pour avoir une vue sur tout l’ensemble du site. C’est donc bien évidemment ce dernier que nous avons pris. Arrivés à l’entrée, nous avons pris directement la direction de la montagne. Le lever de soleil sur le Machu est magnifique. Et l’option bus était bien choisie, car la montée va s’avérer bien rude, une heure via des escaliers en pierre bien raides (on aura des courbatures aux molets durant trois jours). Petit à petit le Machu s’éloigne et la vue sur les sommets environnants est à couper le souffle. On arrive à 3000 m d’altitude, rincé mais sourillant car la vue est imprenable. On en profite un peu et il est temps de redescendre se mêler aux groupes de touristes et approcher les ruines. Le site est vraiment beau et prend parfois des allures de labyrinthe, avec ses habitations et ses cultures en terrasses. Et imaginer les Incas monter ces gros cailloux de plusieurs tonnes tout là-haut, c’est plutôt hallucinant. A côté les lamas sont chez eux et se baladent tranquillement en liberté. Et en parlant de troupeaux, on n’était forcément pas les seuls, les groupes de japonnais étant légion. Mais au final ça restait correct… Peut-être que nous aurions dû prendre un guide, cela aurait rendu la visite un peu plus intéressante (mais payer, payer, toujours payer), et ici aucune brochure, dépliant ou carte pour vous indiquer ce que vous découvrez… Nous rentrerons en début d’après-midi, avec une descente à pied cette fois-ci, et bien fatigués nous passerons la nuit à Aguas Calientes.

 

Retour à Cusco

Le lendemain se résume à du transport, plus rapide qu’à l’aller (mais plus cher bien sûr), avec trois heures de train et une heure et demie de taxi, nous rallions Cusco en début d’après-midi.

Voilà je peux le dire, le Machu Picchu c’est fait !!! Sincèrement je n’irais pas jusqu’à dire que j’ai été émerveillé, mais oui c’est plutôt magnifique. Mais ça je l’aborderais dans un autre article…

Cet article a 1 commentaire

  1. potet

    En tous cas les photos sont très belles , donc la réalité doit l’être encore plus !

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