Après plusieurs semaines dans la pampa, les montagnes et autres magnifiques paysages, c’est toujours bizarre de se retrouver de nouveau dans une grande ville. Après Buenos Aires, Montevideo, Santiago, nous avons découvert la capitale Péruvienne, la gigantesque Lima.

Miraflores, centre névralgique

10 millions d’habitants, 3000 km² de superficie, oui Lima en impose, un peu trop d’ailleurs. Mais lorsque l’on se retrouve dans le centre et que l’on découvre ses quartiers, c’est tout de suite un peu plus attachant. Nous avons logé dans celui de Miraflores, là où à peu près tout le monde se retrouve, notamment les touristes. On retrouve tout ce qui fait une grande ville, la circulation, la foule, l’animation, les grandes enseignes… Ce qui est cool c’est qu’on est simplement à cinq minutes de la mer, on peut donc vite prendre l’air du grand large. C’est très agréable de se balader ou du faire du sport le long de la côte. Par contre oubliez le sunset ici, car sur neuf mois sur douze il fait gris. Pas de pluie, non car Lima est une des villes les plus « sèches » du monde (elle se trouve sur un désert), mais toujours ce plafond légèrement couvert qui fait qu’on ne voit quasiment jamais le ciel bleu et le soleil. Dommage…

Le charme de Barranco

Pour découvrir un peu plus la capitale, nous avons choisi de faire un Food Walking Tour, car le Pérou est connu pour être le meilleur pays gastronomique d’Amérique latine. D’une pierre deux coups, celui-ci ce faisait dans un autre quartier de Lima nommé Barranco. Un quartier calme, loin de l’agitation du centre, avec des places arborées, un style colonial coloré, du street-art, un côté bohème et une ambiance artiste, j’ai parfois eu l’impression de retrouver Valparaiso. Pour ce tour, nous étions guidés par deux jeunes Péruviens bien cool, qui nous ont fait découvrir ce quartier et la gastronomie de Lima aux travers de plusieurs boissons et plats typiques, un régal. Pour la petite histoire, Lolo a fait son boulet. Depuis plusieurs semaines, j’étais habitué à voir les prix en Soles, la monnaie d’ici, il y a donc toujours un S à côté des tarifs. Sauf que sur le site de réservation ce n’était pas un S mais bien un $. On est donc passé en gros de 10 à 30 euros le tour. En payant à la fin, on était comme des cons, sur le coup ça faisait un peu mal, mais heureusement les guides et la « comida » était de qualité, c’était donc plus facile à digérer.

 

Le centre historique

Comme je l’ai dit plus haut, Miraflores est le centre névralgique de la ville. Contrairement à d’autres grandes cités, la partie historique est excentrée et il faut quasiment une demi-heure pour la rallier depuis Miraflores. Pour mon dernier jour, je suis allé faire cette fois-ci un Free Walking Tour, afin de découvrir un peu plus l’histoire de la ville. Et on y retrouve comme toujours sa Plaza des Armas et son style hispanique, ainsi que le palais présidentiel. Tous les jours à midi pile, une foule de touristes s’agglutine devant les grilles de ce dernier pour voir la relève de garde gouvernementale. Une trentaine de minutes avant cela, l’orchestre qui accompagne la relève entonne des airs de salsa ou de grands titres, puis reprend son sérieux pour la classique cérémonie. Plutôt amusant ! Pour le reste c’est un peu maigre, on retrouve de beaux bâtiments mais les rues manque un peu de charme. Le centre historique est surtout actif la journée, pour les touristes ou ceux qui veulent faire du shopping. Sans hésitation, si vous passez à Lima, trouvez-vous un petit hostel du côté de Barranco, c’est tout à fait charmant, perso c’est le genre d’endroit où je me verrais vivre.

Et une capitale de plus au compteur et c’était plutôt une bonne surprise. Il est temps pour moi de rejoindre les montagnes et Huaraz. Tristan va rester quelques jours de plus ici. Quant à Antoine, après un mois et demi passé avec nous, il nous quitte et retourne au Brésil pour ouvrir un hostel. Buena suerte amigo !

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